
Depuis mon retour d’Inde en février 2007, je prépare un nouveau voyage en Amérique du Sud.
Je souhaite partir une nouvelle fois à l’aventure sur les routes de ce continent, et découvrir plus particulièrement l’Argentine, le Chili, le Pérou et la Bolivie.
Si j’en ai le temps, je visiterai aussi le Paraguay, l’Uruguay, le Brésil et la Guyane française, et finir après un “saut de puce” en avion par le Mexique.
Je souhaite provoquer des rencontres avec les populations locales, m’émerveiller des paysages, de la faune et de la flore, des lacs, des glaciers, des déserts, etc …
Je ferai également des photos, des vidéos et des enregistrements audios.
Mon départ, originellement prévu le 16 décembre 2007 (Marseille-Buenos-Aires, via Madrid) par avion, a été différé de deux années en raison d’un manque de temps et de différentes contraintes imprévues (notamment validation du permis moto, incertitudes sur ma date de retour en France, et assurances).
Les jours et les mois passent et me font mûrir mon projet.
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Actuellement, je m’oriente plus vers l’idée de traverser l’Atlantique en avion, direction Buenos-Aires, et arrivé en Argentine, y acheter une moto sur laquelle je pourrai rouler ma bosse sur ce continent, plutôt que faire traverser par cargo-roulier, mon scooter (Piaggio, Liberty 125 cm3), comme dans mon premier projet.
Donc, si Dieu le veut, mon départ pour l’Argentine, est prévu pour le 4ème trimestre 2009.
Sous la responsabilité d’une Association, et dans ses cadres bien définis, je souhaite travailler auprès d’enfants, notamment dans la province de Salta (nord-ouest de l’Argentine) dans des petits villages situés sur les Plateaux Andins.
Cette Association va me mettre également en relation avec un anthropologue argentin.
Nous partirons à la rencontre des populations locales et isolées et, suivant les conseils de ce dernier, j’espère pouvoir utiliser mon matériel photo, vidéo et audio pour écouter et enregistrer des contes et légendes et me laisser bercer par les harmonies de chants sans doute encore chantés par les “Anciens”.
Nota bene : Je préfère rappeler que, contrairement à notre civilisation d’occidentaux, où tout est orienté sur et pour le “jeunisme”, le mot que je viens d’employer plus haut : “Anciens” n’est en aucun cas péjoratif, mais au contraire, très respectueux, car dans ces civilisations, la personne âgée, l’Ancien fait figure de Sage et est unaniment respecté par l’ensemble de la population.
Nos civilisations ne s’honoreraient-elles pas de prendre exemple, parfois, sur ces peuples, ces cultures et ces civilisations ?
Comme dans beaucoup de Pays en Développement et comme ce qui s’est passé en Europe après la Seconde Guerre Mondiale, une grande partie des jeunes hommes et femmes sont partis et continuent de partir à la ville, grossissant toujours plus la population les bidons-villes, avec tous les problèmes s’y greffant (malnutrition, surpopulation, hygiène déplorable, maladies, criminalité, drogue …) et se coupant toujours plus de leurs racines et de leurs cultures pour aller “avaler” et “digérer” les soi-disants bienfaits de la civilisation (télévisions, portables, MacDo, Coca, Pepsi, Nestlé, etc …).
Toute une acculturation avance inexorablement dans le monde entier, et aussi, ce qui est tout aussi grave, un formatage des idées et des cultures sur le modèle états-unien !
Les plus anciens qui vivent encore au milieu de leurs souvenirs, dans leurs maisons, celles que leur ont transmis leurs pères et leurs ancêtres, voient partir leurs enfants et n’y peuvent rien …
Ainsi, petit à petit, des villages entiers dépérissent, disparaissent, meurent, ne laissant quasi nulle trace… et tout celà dans une indifférence généralisée …
Qui a dit d’une personne qui meurt que c’est toute une culture qui disparait ?
Ces contes, ces légendes, ces chants, ces mémoires orales de civilisations andines pré-colombiennes, toutes ces traditions transmises de grand-mères en mères et de mères en filles, et ainsi de suite, vont-elles disparaître un jour ?!
Avec la collaboration et sur les conseils avisés de cet anthropologue argentin, nous allons développer un véritable challenge pour sauver cette richesse, ces trésors et les graver sur des moyens modernes et efficaces d’enregistrements modernes.
Du temps passé avec ces populations et de ce travail accompli, je ne souhaiterai pas le conserver pour moi, comme un pauvre égoïste.
Cette culture, cette histoire, cette richesse appartiennent à ces populations.
Ces enregistrements, après montages des vidéos, calibrages des sons, et cadrages des photos seront versés dans les médiathèques des pays traversés, et également présentés aux différents publics dans le cadre de conférences que je souhaite organiser à mon retour.
Mais tout ceci est reporté pour quelques mois seulement.
Mais alors, me direz-vous, je vais me tourner les pouces pendant tout ce temps jusqu’à septembre 2009 ?
Si vous vous posez cette question, c’est bien mal me connaître !
… suite, page St-Jacques-de-Compostelle
